Tome IV - La Psychologie

Conclusion

par Anthony Ghelfo 2016

Conclusion


Coucher de Soleil

Comme nous l'avons fait pour nos ouvrages précédents, nous reprendrons les chapitres un à un en les résumant, pour comprendre l'articulation de notre développement.

Nous avons commencé par rappeler l'étymologie et l'origine de la psychologie, en tant que science de l'Âme. Ce concept disparaissant de plus en plus du vocabulaire scientifique par les nouvelles approches positivistes et mécanistes de la biologie, semant la confusion entre les causes et les conséquences des phénomènes psychiques. Une approche réductionniste qui tend à ne plus laisser de place au libre-arbitre, caractéristique spécifique à l'homme dans les religions. Cette capacité de juger et de discerner entre le vrai et le faux, de s'y soumettre ou de s'y rebeller.

Liberté et autonomie de l'Âme qui justement s'acquière par un travail psychique naturel, impulsé par la fitra, la saine nature, par un apprentissage et un dés-apprentissage perpétuels sur soi et sur l'environnement. Différents stade par lequel chaque être humain doit nécessairement passer pour obtenir un certain équilibre et une relative sécurité psychique. Sécurité qui n'empêchera pas, de toute façon, l’irrationalité du discours et de la pensée humaine face à la quantité infinie d'informations que celle-ci reçoit à chaque instant, et qu'elle ne peut traiter simultanément en état de conscience. Ainsi se forme les préjugés, les stéréotypes, les heuristiques de jugements, des stratégies de raisonnement peu élaborées en vue d'économiser ses ressources cognitives, mais aussi affectives, notamment par la mise en place de mécanisme de défense.

Si l'homme ne parvient pas à se décentré, il ne pourra pas harmoniser sa mentalité psychique avec l'extérieur. Une connexion nécessaire pour se sentir en harmonie avec ce qui nous entoure, et qui demande une adaptation et un réaménagement intérieure perpétuel. Une remise en question qui ne peut avoir lieue sans être conscient de pouvoir agir sur soi par sa propre volonté. Bien que l’irrationalité soit inévitable, elle est bien plus pernicieuse lorsque celle-ci est introduite par un tiers dans la conscience des gens. La manipulation des masses a intéressé la psychologie très tôt en Occident, si bien qu'aujourd'hui elle se pratique en toute impunité, par le consentement des dirigeants politiques et des grands médias traditionnels.

Propagande ininterrompue, et servitude volontaire, au moyen notamment de l'écran de télévision, cet unique canal d'informations qui feint la diversité, et où viennent s'alimenter la majorité des esprits, permet d'entretenir un monde fictif maintenue par l'inconscient collectif. Nous avons notamment évoqué quelques références en rapport à la culture populaire, car elle est un indicateur sur la santé de nos mentalités, que ce soit celles de leurs auteurs ou de ceux qui les suivent et se laissent influencer par ces programmes. Violence, addiction, sexe, tout est permis sous couvert d'art, tant que cela ne remet pas en cause le fonctionnement du système réel mis en place. Des programmes culturels qui viennent sans cesse bafouer les valeurs universelles de la République, créant une dichotomie entre deux discours, avec une surexposition de l'insécurité social. Grâce au marketing les œuvres qui auront le plus de succès ne seront pas forcément celles appréciées par le public, mais celles qui auront bénéficié de la plus grande couverture publicitaire et médiatique, et au final, le plus d'audience. La quantité prend le critère de qualité.

Nous sommes ensuite revenu sur la notion incontournable de jihad. Cet effort que se doit de faire le croyant, pour améliorer sa vie, que ce soit intérieur ou extérieur. Une lutte transcendantale contre les penchants de son âme attirés vers le vice et la turpitude, afin d'en préserver les autres. S'élever soi-même pour pouvoir prendre de la hauteur en détachant son cœur des illusions éphémères de ce monde afin de revenir vers l'essentiel, et repousser toute injustice.

Jihad en vue de protéger le monde, la vie et son ordre naturel. Et cela passe par l'humilité que nous devons avoir devant la nature et ses lois. Si Dieu a fait de l'homme un être intelligent, qu'Il l'a soumis à des phases d'évolution psychique successives, en vue d'obtenir une autonomie réflexive relative, tout cela indique l'une des finalités de l'homme. Si tout dans la Création est en adoration face au Seigneur de l'Univers, alors si nous ne comprenons pas comment fonctionne ces mondes aux différents niveaux de langages, comment pouvons-nous nous inscrire en harmonie avec les Commandements Divins. Observer la création afin de mieux la comprendre, et reproduire ses interactions, techniques ou chimiques, infiniment moins polluantes, moins destructrices pour le vivant, pratiquées depuis des millions d'années, tel est le credo de cette discipline récente qu'est le biomimétisme. Détruire la planète par des activités toxiques, parfois inutiles et superflus, C'est bien cela la définition de la folie. Produire l'insensé pour détruire l'environnement vital et optimal pour l'homme.

Le monde que nous avons construit, ses villes, ses infrastructures dans les grandes métropoles n'ont plus rien à voir avec l'humain. Toutes ses rigidités mécaniques le fragilise et le pousse vers des comportements pathogènes. Les psycho-thérapeutes font du mieux qu'ils peuvent avec les limites des théories et des connaissances que nous avons sur le psychisme humain, avec de nombreux terrains encore inconnus. Mais si la cause n'est pas à l'intérieur de l'homme, mais que c'est le système lui-même qui créer le conflit, qui divise l'homme et les groupes d'hommes, alors il devient alors urgent de remettre en question de nombreux fonctionnement de notre société qui favorise cette corruption des âmes.

De l'altération de l'âme humaine, c'est celle de la création toute entière qui s'en suivra, car l'être humain, selon l'islam, est responsable et garant du monde terrestre. On peut corrompre la matière et la pensée, mais pas leur lois respectives. Si à l'origine, le problème se situe au niveau de la pensée et du langage, alors il sera question de redonner du sens, là où celui-ci a été perdu, que ce soit dans l'articulation des idées, ou à l'intérieur même des beaux principes universaux que l'on nous vente chaque jour.

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